Simulateur de tir au panier 🏀
Modèle simplifié : pas de frottements de l’air, champ de pesanteur uniforme (\( g = 9{,}8\ \text{m·s}^{-2} \)), hauteur de la main \( H_m = 2{,}30\ \text{m} \), distance au panier \( L = 4{,}6\ \text{m} \), hauteur de l’arceau \( H_a = 3{,}05\ \text{m} \).
Bonus : essaye \( \alpha \approx 49{,}5^\circ \) et \( v_0 \approx 7{,}3\ \text{m·s}^{-1} \) pour reproduire le lancer-franc « parfait » du sujet de bac.
Questions interactives – Exercice bac 2024
Q1 à Q5 : correction simple. Q6 à Q15 : correction plus détaillée.
Dans le plan (Oxy), le ballon n’est soumis qu’à son poids. Quelles sont les coordonnées de l’accélération \( \vec{a} \) ?
Donc :
• \( a_x = 0 \) (aucune force horizontale)
• \( a_y = -g \) (poids vers le bas)
⇒ \( \vec{a} = (0\ ;\ -g) \).
• \( a_x = 0 \Rightarrow v_x(t) = v_0 \cos\alpha \) (constante)
• \( a_y = -g \Rightarrow v_y(t) = v_0 \sin\alpha - g t \).
Donc \( \vec{v}(t) = (v_0 \cos\alpha ; v_0 \sin\alpha - g t) \).
Choisir l’expression correcte :
Manipule les curseurs pour visualiser :
• le mouvement paramétré \( (x(t),\, y(t)) \)
• la construction de la parabole
• et enfin l’élimination du temps \(t\) pour obtenir \(y(x)\).
• \( x(t) = v_0 \cos\alpha \, t \Rightarrow t = \dfrac{x}{v_0 \cos\alpha} \)
• \( y(t) = H_m + v_0 \sin\alpha \, t - \tfrac12 g t^2 \)
En remplaçant \( t \) dans l’expression de \( y(t) \) :
\[ y(x) = H_m + v_0 \sin\alpha \,\dfrac{x}{v_0 \cos\alpha} - \frac12 g \left(\dfrac{x}{v_0 \cos\alpha}\right)^2 \]
soit encore :
\[ y(x) = H_m + x \tan\alpha - \dfrac{g x^2}{2 v_0^2 \cos^2\alpha}. \]
Cette expression est de la forme \[ y(x) = ax^2 + bx + c \] avec \( a = -\dfrac{g}{2 v_0^2 \cos^2\alpha} < 0,\; b = \tan\alpha,\; c = H_m. \)
C'est donc bien l'équation d'une parabole (ouverte vers le bas) : la trajectoire du ballon est parabolique.
Explore la relation entre la distance \(L\), l’angle \( \alpha \), et la vitesse initiale parfaite \( v_{0c} \) qui permet au ballon de passer exactement par le centre de l’arceau.
Pour que le ballon passe exactement par le centre du panier \(C(L, H_a)\), il faut que, dans l'équation de la trajectoire :
$$ y(x) = -\frac{g}{2v_0^2\cos^2\alpha}\,x^2 + x\tan\alpha + H_m, $$
le point \((x,y)\) soit égal à \((L , H_a)\). On remplace donc \( x \rightarrow L \) et \( y \rightarrow H_a \) :
$$ H_a = -\frac{gL^2}{2v_0^2\cos^2\alpha} + L\tan\alpha + H_m. $$
On regroupe les termes pour isoler celui contenant \(v_0\) :
$$ L\tan\alpha + H_m - H_a = \frac{gL^2}{2v_0^2\cos^2\alpha}. $$
On isole alors \(v_0^2\) :
$$ v_0^2 = \frac{gL^2}{2\cos^2\alpha\,\big(L\tan\alpha + H_m - H_a\big)}. $$
Enfin, en prenant la racine carrée :
$$ v_{0c} = \sqrt{ \frac{g L^2}{ 2\cos^2\alpha\,(L\tan\alpha + H_m - H_a) } }. $$
C’est la seule vitesse qui permet au ballon, lancé avec l’angle \(\alpha\) depuis la hauteur \(H_m\), d’atteindre précisément le centre du panier.
Pour un lancer-franc avec \( \alpha = 49{,}5^\circ \), détermine la plus petite vitesse \( v_{0c} \) permettant au ballon de passer par le centre de l’arceau.
À partir du graphique (figure 2) pour \( L = 2\ \text{m} \), déterminer l’angle initial qui minimise la vitesse \( v_0 \). Comparer les valeurs trouvées (angle + vitesse) à celles du lancer-franc, et commenter.
Pour le lancer-franc (\( L = 4{,}6\ \text{m} \)), on avait \( \alpha \approx 49{,}5^\circ \) et \( v_0 \approx 7{,}3\ \text{m·s}^{-1} \).
• les deux angles appartiennent grosso modo à la même zone « tir en cloche » (≈ 47°–55°)
• la vitesse est plus faible pour \( L = 2\ \text{m} \) car le joueur est plus proche du panier.
On retrouve donc l’idée pratique : tirer en cloche avec un angle d’environ 50–55° pour exploiter au mieux la surface du panier.
L’application des conditions 1 et 2 montre que l’angle initial minimal pour un tir parfait est voisin de \( 45^\circ \). Commenter cette valeur au regard du conseil : « privilégier un angle entre 47° et 55° ».
Le conseil pratique du site donne une plage « confort » : \( 47^\circ \) à \( 55^\circ \).
• 45° est légèrement en dessous de cette plage mais reste très proche ;
• l’écart s’explique par les simplifications du modèle (pas de frottements, joueur idéal, etc.) et par le fait que, dans la réalité, on préfère un tir un peu plus « en cloche » pour augmenter la surface utile du panier.
On peut donc dire que le modèle est cohérent avec le conseil pratique.
Lors d’un dribble, le ballon monte, redescend et rebondit au sol. La figure 4 montre l’évolution de trois énergies au cours du temps. Associe chaque courbe à la bonne énergie physique.
Énergie potentielle \(E_p\) : dépend uniquement de la hauteur → haute en haut, basse en bas. C’est la courbe qui oscille entre un maximum et un minimum.
Énergie mécanique \(E_m\) : somme de \(E_c + E_p\). Elle reste constante entre deux rebonds mais chute brutalement à chaque impact → c’est la courbe en paliers.
Énergie cinétique \(E_c\) : varie comme la vitesse → grande lorsqu’il tombe (en bas), faible lorsqu’il monte (en haut). C’est l’autre courbe restante.
Bilan :
🟦 Courbe en paliers → \(E_m\)
🟩 Courbe max en haut → \(E_p\)
🟧 Courbe opposée → \(E_c\)
Montrer, à partir du graphique, que l’énergie perdue par le ballon lors du rebond est voisine de \( 2{,}5\ \text{J} \).
• \( E_{m,\text{avant}} \approx 6{,}0\ \text{J} \)
• \( E_{m,\text{après}} \approx 3{,}5\ \text{J} \) (valeurs indicatives selon la graduation).
L’énergie perdue vaut :
\( \Delta E = E_{m,\text{avant}} - E_{m,\text{après}} \approx 6{,}0 - 3{,}5 \approx 2{,}5\ \text{J} \).
On conclut que la perte d’énergie mécanique au rebond est voisine de \( 2{,}5\ \text{J} \).
Indiquer, en justifiant à partir de la figure 4, s’il est raisonnable de négliger les frottements en dehors du moment où le ballon rebondit.
Cela signifie que l’on ne perd quasiment pas d’énergie lorsqu’il n’y a pas de contact avec le sol ⇒ les frottements de l’air et internes sont négligeables à cette échelle.
En revanche, au moment du rebond, \( E_m \) chute brusquement : l’essentiel des pertes a lieu pendant le choc. Il est donc raisonnable de négliger les frottements hors rebond dans ce modèle.
On lance le ballon vers le sol depuis \( 1{,}0\ \text{m} \) de hauteur de façon qu’après rebond il remonte à la même hauteur. En utilisant la perte d’énergie \( \Delta E \approx 2{,}5\ \text{J} \) (Q13), déterminer la vitesse initiale minimale à communiquer au ballon (en m·s⁻¹).
• À \( 1\ \text{m} \) de hauteur, l’énergie potentielle vaut : \( E_p = m g h = 0{,}60 \times 9{,}8 \times 1 \approx 5{,}9\ \text{J} \).
• Pour que le ballon remonte à \( 1\ \text{m} \) après le rebond, il doit avoir juste après le choc \( E_{m,\text{après}} = 5{,}9\ \text{J} \).
• On admet que la perte au rebond est \( \Delta E = 2{,}5\ \text{J} \), donc juste avant le choc :
\( E_{m,\text{avant}} = E_{m,\text{après}} + \Delta E \approx 5{,}9 + 2{,}5 = 8{,}4\ \text{J} \).
Juste avant le choc, le ballon est proche du sol, donc l’énergie est essentiellement cinétique :
\( E_{m,\text{avant}} \approx E_c = \tfrac12 m v^2 \Rightarrow \tfrac12 m v^2 = 8{,}4\ \text{J} \).
On isole v : \( v^2 = \dfrac{2 E_c}{m} = \dfrac{2 \times 8{,}4}{0{,}60} \approx 28 \Rightarrow v \approx 5{,}3\ \text{m·s}^{-1} \).
Si on utilise directement la perte d’énergie \( \Delta E \) comme dans la version simplifiée du sujet, on trouve une valeur voisine de \( 2{,}9\ \text{m·s}^{-1} \) selon l’hypothèse faite sur les énergies avant et après le rebond (ici tu peux commenter avec les étudiants).